«On n'est pas en train de faire une vente de feu. Non, nous enclenchons un processus visant à trouver un acquéreur pour que les activités de golf, au club de St-Jean, se poursuivent.»
M. Serge Parent occupe le poste de vice-président sur le conseil d'administrateur du club St-Jean-sur-Richelieu. Il mène le dossier découlant de la décision du CA de mettre en vente le club en raison de quelques facteurs faisant en sorte que le club connaît des difficultés financières.
Selon lui, il n'y a pas d'urgence, le processus de mise en vente s'étale d'ailleurs sur 5 ans, mais il faut bouger dès maintenant pour assurer la continuité des activités du club. M. Parent énumère trois raisons principales ayant conduit le conseil d'administration à prendre une telle décision.
«Quand je suis arrivé au club, mentionne le vice-président, nous avions une dette de 1,7 millions $. Elle a baissé depuis mais elle se situe toujours vers le million de dollars.
«Sauf que l'argent rentre moins, précise-t-il également. Le club comptait, il y a 20 ans, pas moins de 350 actionnaires. Il n'y en a plus que 128. Ce n'est donc pas facile de réduire notre dette.»
Il y a quelques années, le club a perdu son champ de pratique. Celui-ci se trouvait sur un terrain appartenant à un voisin du club. C'était une location qui n'a pas été renouvelée.
«L'absence d'un champ de pratique, soutient M. Parent, n'aide pas à trouver de la relève. C'est souvent là qu'on initie les jeunes.»
En plus de l'absence de nouveaux actionnaires, le club est aussi confronté à un hausse majeure des taux d'intérêts.
«On dit que la pandémie a été bénéfique pour le golf, rappelle-t-il, c'est vrai mais, en même temps, les taux d'intérêt ont fortement augmenté à ce moment-là. Et sur une dette d'un million, ça paraît, c'est difficile à encaisser.»
Enfin, le club doit aussi faire face à des investissements majeurs pour poursuivre ses opérations, notamment l'achat de 75 nouvelles voiturettes de golf.
«L'organisation de tournois de golf est une bonne source de revenus, explique Serge Parent. Mais encore faut-il avoir l'équipement pour recevoir ces tournois.»
Il y a 10 ans, le club a fait des démarches auprès de promoteurs pour vendre une partie de son terrain aux abords des trous 14 et 18. Un projet domiciliaire sur cette parcelle aurait fait du bien aux finances du club mais, voilà, la Ville de St-Jean-sur-Richelieu n'a pas autorisé le dézonage.
Et maintenant que le club est en vente, l'administration est confiante qu'un ou des acquéreurs vont se pointer et relancer sur de meilleures bases financières ce terrain de golf de 103 ans.
«Nous avons annoncé la vente du club la semaine dernière dans le journal local, de dire M. Parent, et déjà, nous avons reçu des appels de gens intéressés.»










Denis Leclerc
Intéressant