Québec – Certains parlent d'un «bijou de terrain», d'un beau, d'un très beau terrain de golf. Et ils ont raison. Le club de La Faune, à Québec, se place aisément parmi les plus beaux de la région de la Capitale Nationale.
Nous y sommes récemment retournés. Ce jour-là, le soleil se chamaillait avec des nuages trop gros, trop gris et trop gonflés de pluie. Quand les chauds rayons dominaient, les allées se perdaient dans un vert pâle lumineux, presque lime. Puis, l'orage éclata. Après la pluie, l'astre du jour s'est fait discret et, cette fois, les fairways étaient d'un vert plus sombre et plus riche mais tout aussi charmant.
C'était si invitant, ce tapis impeccable! Bien sûr, il fallait terminer cette partie malgré une fine pluie persistante car, comme tout bon maniaque de golf, il ne faut jamais se priver d'une si belle occasion, soit celle de fouler les allées d'un beau parcours.
Avant de s'élancer, petite discussion avec Mme Cynthia Laflamme, directrice générale. Elle est en poste depuis quelques années et, estime-t-elle, les améliorations ne cessent depuis.
«D'une année à l'autre, dit-elle, nous procédons à des travaux d'amélioration. L'an passé, par exemple, nous avons revu tous nos bunkers. Nous y avons fait des travaux de drainage majeurs et nécessaires.»
À son arrivée il y a trois ans, alors que les restes de la fameuse Covid 19 laissaient encore des marques, il avait fallu revoir tout l'aspect restauration. Ce qui a été complété depuis.
«Nous avons maintenant une belle terrasse pouvant accueillir une cinquantaine de personnes, mentionne-t-elle. Et s'il y a des événements avec beaucoup de participants, nous pouvons compter sur l'hôtel DoubleTree, ici sur le site, pour recevoir jusqu'à une centaine de clients.»

Le club de la Faune n'offre plus de membership, proposant plutôt différents forfaits. On parle ici de formules permettant d'acheter 40, 70 ou 90 parties. Et il y a d'autres possibilités de tarifs adaptés pour des heures en dehors de celles très achalandées.
«Notre situation près du centre-ville, rappelle Mme Laflamme, fait en sorte que nous comptons sur une belle clientèle de fin de journée. Les gens viennent jouer après le travail. Dans ce groupe, on remarque de plus en plus de jeunes, souvent des moins de 30 ans.»
Nous nous sommes également entretenus avec des habitués du terrain pour connaître leur avis sur le parcours.
«Oui, affirme sans hésiter l'un d'eux, c'est un bijou sauf qu'il reste à le polir un peu. Il y a des détails qui parfois agacent mais, en général, c'est tout un parcours de golf.»
Situé le long de l'autoroute Laurentienne, le club La Faune s'étend dans un milieu marécageux faisant en sorte que ce cadre naturel lui donne un cachet particulier. Les plans d'eau ne manquent pas, ajoutant au coup d’œil et au défi.
Parlant de défi, un fidèle golfeur de La Faune mentionne: «Le principal challenge se situe au niveau des verts. Ils sont immenses. Il faut donc attaquer le drapeau, peu importe sa position sur le green, sinon on doit toujours composer avec de longs coups roulés.»
Un autre habitué ajoute: «C'est un terrain où l'on ne s'ennuie pas. Chacun des trous est original, a ses propres particularités. On ne se lasse pas.»
Effectivement, le design de ce parcours n'a rien d'ennuyant. Ce n'est nullement un monstre même si à chacun des trous un défi attend les amateurs. La règle première – comme à bien d'autres terrains – demeure de garder la balle dans l'allée. Le rough, le long des fairways, ne pardonne pas.
Plusieurs endroits sur le terrain sont des aires protégées où l'on ne peut s'y aventurer, même si l'on sait trop bien que notre balle s'y trouve. Mais voilà, il faut respecter cela. On joue dans un lieu bucolique, charmant et, justement, si l'on commence à ne pas tenir compte de ce qui donne ce charme… on ne va nulle part.
En gros, ce parcours procure une belle sensation d'évasion golfique même si la vie urbaine est tout près.








