Il est bien conscient que le défi est de taille et qu'éviter la coupure après deux rondes demeure un fort challenge, sauf que Yohann Benson reste malgré tout convaincu qu'il vivra, dans les prochains jours, une semaine mémorable.
En entrevue récemment, il confiait n'avoir aucun doute à ce sujet. Le pro associé au Mirage et collaborateur à RDS sera comblé quand il prendra le départ jeudi prochain lors de l'Omnium canadien, lui qui a reçu une exemption pour y participer.

Il le dit sans hésiter, ne serait-ce que par le superbe accueil que lui ont démontré quelques gars du PGA Tour et par le fait que plusieurs membres de sa famille, en commençant par son fils Wyatt, seront présents pour l'encourager, il va savourer l'expérience.
Après avoir agi comme cadet pendant des années pour quelques joueurs du Tour et de par son travail à la télé, Yohann Benson compte plusieurs des athlètes du circuit PGA dans son cercle d'amis.
«Des gars comme Corey Conners, Mackenzie Hugues, Scottie Scheffler ou encore Mark Hubbard que j'ai «caddy» pendant plusieurs années, se sont tous réjouis quand ils ont appris ma participation, dit-il. Et ça, c'est très touchant et motivant.»
Quand Yohann Benson intervient auprès des joueurs et qu'il marche en leur compagnie pendant la diffusion des tournois, il est arrivé à quelques occasions que, hors-champ de la caméra, fiston Wyatt était à ses côtés.
«Là, précise Yohann, Wyatt va suivre son père… Ça, pour moi, c'est quelque chose formidable!»

Ce sera sa toute première participation à l'Omnium canadien mais sa deuxième expérience avec le circuit PGA Tour. En 2008, il s'était qualifié pour le US Open à Torrey Pines à San Diego, en Californie. Il sait donc très bien que le niveau de jeu représente ce qu'il y a de plus élevé au monde.
Pour évoluer dans ce milieu, il faut être au summum, avoir comme emploi uniquement celui de faire de la compétition, affronter les meilleurs en tournoi à chaque semaine. Bien sûr, ce n'est pas son cas, lui qui enseigne et qui collabore à la télé.
Malgré cela, Yohann Benson a remporté la semaine dernière le Championnat des pros adjoints de la PGA Canada. Il en était pourtant qu'à son deuxième tournoi de la
saison, après avoir participé à l'Omnium printanier.
«Ça n'a pas été facile de remporter ce tournoi, raconte-t-il, c'était un terrai exigeant et étroit avec des conditions très fermes et rapides. Définitivement pas fait pour ma trajectoire gauche droite. La majorité des trous étaient vers la gauche. Cela m'a prit une ronde entière pour composer avec le terrain et ensuite beaucoup de discipline pour le jouer comme il faut.»
Est-ce que cette victoire peut alors lui donner quelques espoirs pour le Open RBC, le motiver davantage?
Par ailleurs, il connaît bien le parcours qui accueille l'Omnium canadien RBC cette année, soit le TPC Toronto at Osprey Valley.
«Lors d'une compétition à ce club, en 2019, mentionne-t-il, j'avais joué moins 16 après trois rondes. Mais depuis, le terrain a été modifié et maintenant, on parle d'un parcours de 7400 verges pour une normal 70. Ce sera vraiment un défi majeur avec des trous à normal 4 de plus de 500 verges!»
Évidemment, pour bien performer sur un terrain de ce calibre, il faut maîtriser à la perfection tous les aspects du jeu. Selon Benson, les coups de fers longs devront être à point avec, justement, ces longs trous à normal 4.
Au final, peu importe son résultat, il sait d'ores et déjà qu'il va vivre une belle semaine, une expérience unique qui s'avèrera, par la même occasion, une belle vitrine pour ses sponsors.










