Souvent les tournois majeurs nous en donnent pour notre argent. Voici quelques incidents ou particularités du dernier majeur, l'Omnium britannique.
Lorsqu’on est arbitre en charge d’une compétition, une grosse partie de notre travail consiste à préparer le terrain. On va déterminer l’emplacement des drapeaux et on va déterminer les meilleurs endroits où placer des zones de laissez-tomber (DZ).
Dans tous les gros tournois, il y a beaucoup d’estrades un peu partout sur le terrain et quelques fois le vert du # 18 est entouré d’estrades. La pratique courante consiste à dessiner un cercle à un endroit relativement facile pour que les joueurs laissent tomber une balle lorsque celle-ci se retrouve dans les estrades.
Certains joueurs, qui ont un coup difficile à exécuter pour se rendre au vert, choisissent intentionnellement de viser les estrades pour ensuite avoir un coup relativement raisonnable à partir du DZ. Le comité de l’Omnium britannique a décidé de placer ce DZ dans le foin pour enlever le goût aux joueurs de volontairement viser les estrades.
UNE BALLE FRAPPE UN DRONE
Normalement si notre balle frappe un véhicule ou une voiture, le joueur doit endurer le résultat. Peu importe où la balle termine sa course, le joueur n’a pas le choix que d’accepter.
Pour ce tournoi, le comité a mis une règle locale en place pour que les joueurs reprennent le coup sans pénalité. Cette règle locale ne s’applique qu’aux drones et non aux autres véhicules.
BALLE DÉPLACÉE DURANT UN ÉLAN DE PRATIQUE
Shane Lowry a effectué un élan de pratique près de sa balle et il n’a pas vu que sa balle avait bougé légèrement. Ce n’est que quelques trous plus tard qu’un arbitre lui a décerné deux coups de pénalité pour le geste.
Le comité a décidé que le joueur avait causé le déplacement de la balle et, parce qu’il ne l’a pas replacée, il a eu deux coups de pénalité au lieu d’un seul coup.
FRAPPER DEUX BALLES
Rory McIlroy retrouve sa balle dans l’herbe longue. Il effectue son coup et il a accidentellement frappé une autre balle qui était cachée sous la sienne. Il n’y a pas de pénalité car il ne voyait pas l’autre balle. Le joueur doit quand même accepter le résultat de son coup.
BRISER UN BÂTON PAR FRUSTRATION
Durant la ronde de dimanche, Sergio Garcia a effectué un mauvais coup de départ avec son driver au deuxième trou. Il a frappé le sol avec le bâton qui s’est brisé. Parce que le joueur a brisé un bâton par frustration, il ne peut pas le remplacer pour le restant de la ronde.
S’il avait plié légèrement la tige, il aurait eu le droit de continuer de jouer avec le bâton endommagé.
TEMPS DE JEU
Sur le PGA Tour et dans certaines autres compétitions professionnelles, le temps de jeu semble un peu hors de contrôle, surtout lors des deux premières rondes où il y a des départs en croisés avec des groupes de 3 joueurs. Parfois il y a 156 joueurs qui prennent le départ durant ces deux jours.
Quelques joueurs ont reçu des avertissements et ceux-ci ne sont jamais d’accord avec les avertissements. Il y a des causes multiples, certaines sont sous la responsabilité des joueurs qui ont parfois des routines très longues.
Certains ont de la difficulté à décider quoi faire. D’autres ralentissements proviennent de la préparation des terrains pour recevoir l’élite mondiale. Des verts ultra rapides, l’herbe très longue, emplacements de drapeaux difficiles d’accès…
Une autre raison, plus subtile, est que les comités hésitent encore à pénaliser les joueurs pour jeu lent. Dans des circuits
inférieurs au PGA Tour, certains organisateurs nous disent carrément de ne pas trop écœurer les joueurs avec le temps de
jeu.
Malheureusement, les joueurs lents ne le savent pas qu’ils sont lents. Il y en a même qui viennent me voir pour me dire qu’ils ne sont pas chanceux car ils sont toujours avec des joueurs lents et c’est pourquoi ils sont hors position.









Michel Lambert
Pour le jeu lent,
À quand les télémètres aux tournois de la PGA, la lecture des fameux carnets des caddies et des joueurs n’en finit plus