Le sentiment d'appartenance, particulièrement dans l'univers du golf, c'est fort! Au club de golf Lac-St-Jean, c'est tellement vrai que toute l'équipe d'administrateurs, à commencer par le directeur général, œuvre bénévolement, amenant des économies qui permettent au club d'améliorer et de garder en bon état le parcours tout en faisant des acquisitions essentielles au bon déroulement des opérations.
«Quand j'ai offert de prendre la direction du club sans être rémunéré, ma principale condition était que l'argent ainsi sauvé soit sans faute réinvesti dans le club de golf.»

Il n'y a pas à dire, Gérard Lessard a le club Lac St-Jean tatoué sur le cœur. Depuis 5 ans, il gère les opérations de ce terrain situé à St-Gédéon, près d'Alma, sans toucher de salaire. Nous l'avons contacté pour une entrevue téléphonique qu'il nous a accordée alors qu'il était accompagné du président du conseil d'administration, M. Clermont Gilbert, et du surintendant, M. Jean-François Boily.
Dès le début de l'entretien, M. Lessard est direct à propos de son engagement envers son club de golf: au lieu de se plaindre, fait-il savoir, il a décidé de s'impliquer.
«J'étais du genre à chialer, raconte-t-il, sur un ton amusé. Je n'étais jamais content, je craignais que le club se détériore. J'ai toujours joué au golf, mes trois gars aussi, alors pas question pour moi que le terrain dépérisse. Ma femme m'a dit: »Arrête de chialer. Plutôt que de te plaindre, fais quelque chose. » Et c'est là que j'ai offert mes services gratuitement.
«J'ai vite constaté, continue-t-il, que quand tu es en dehors des opérations, quand tu n'es pas au cœur de l'action au sein d'un club de golf, tu ne peux même pas douter à quoi ressemble la tâche de gérer une telle organisation. Maintenant, je sais et je ne regrette nullement ma décision.»

On comprend que M. Lessard s'est impliqué au moment où la pandémie faisait rage. Les années la précédant, cette épidémie, on s'en rappelle, n'ont pas été les plus belles pour l'industrie du golf au Québec (et pas mal partout ailleurs…).
«Comme bien des clubs, explique le président, M. Clermont Gilbert, on faisait des profits mais on ne roulait pas sur l'or. Nos finances étaient néanmoins assez bonnes. Quand Gérard (Lessard) nous a proposé ses services, c'est sûr qu'on ne pouvait refuser. Le club lui tient à cœur et on faisait une belle économie nous permettant d'investir dans des travaux et des acquisitions.»
Le directeur Gérard Lessard tient à préciser qu'il n'y a pas que les économies associées à la non-rémunération de ses services qui ont permis les investissements.
«Nous avons pu compter, précise M. Lessard, sur de bons commanditaires. Ils nous ont beaucoup aidés. Et il y a eu la tenue de tournois bénéfiques qui ont renfloué nos finances.»
1,6 millions $ d'investissements
C'est ainsi qu'au cours des dernières années, le club a pu investir jusqu'à 1,6 millions $ dans des acquisitions et des améliorations sur le terrain. On parle d'une nouvelle flotte de voiturettes, de l'achat d'une tondeuse pour les verts, de même que des véhicules utilitaires pour les employés de terrain, et de la construction d'un garage pour entreposer de l'équipement dont les nouvelles toiles protectrices pour les verts.
Évidemment, des travaux d'amélioration ont été réalisés sur le parcours. Le surintendant Jean-François Boily parle plus particulièrement de la restauration des bunkers et du nouveau système de drainage et d'arrosage automatisé qui a nécessité le renouvellement de toutes les pompes.

«Les conditions de jeu s'améliorent d'année en année, de dire M. Boily. Nous allons recevoir, cet été, le championnat junior provincial et je sais que nous allons leur offrir un terrain en bonne condition, les verts seront beaux et rapides.»
Qu'en est-il du parcours lui-même, demande-t-on, qu'est-ce qui incite à aller le jouer?
«Il est très beau, n'hésite pas à répondre le surintendant, et offre un très bon défi. Par vraiment long, mais étroit. Il faut rester dans l'allée car il n'y a pas de sous-bois, c'est la forêt. Chaque fairway est isolé, il n'y a pas de trous cordés les uns après les autres.»
Donc le club Lac St-Jean connaît de belles années. Pas surprenant que les juniors affluent.
«L'an passé, mentionne Gérard Lessard, nous comptions pas moins de 58 juniors! Nous leur offrons 4 séances d'entraînement en plus de l'accompagnement lors de tournois extérieurs.»
Le champ de pratique a également fait l'objet d'améliorations au cours des dernières années avec l'ajout, entre autres, de tapis aux aires de départ et l'aménagement d'un vert pour s'exercer avec les approches. Comme d'autres investissements sont au programme des prochaines années, ce lieu d'entraînement fera encore l'objet d'améliorations.
«On veut le rallonger, spécifie M. Lessard. Il est actuellement long de 250 verges. Mais avec ces jeunes qui frappent de plus en plus long, ce serait bien de l'agrandir jusqu'à 300 verges. Mais il y a de la forêt, tout au bout, et des crans de pierre. Ça nécessite davantage de travaux.»
De la forêt et des crans de pierre qu'on retrouve évidemment sur le parcours et qui, pour le plaisir du coup d’œil, agrémentent le décor.










Michel Roy
Le club Lac St-Jean a été comme mon deuxième club quand j’habitais dans la région
Ce terrain est un très beau défi avec un très bel accueil avec des membres très actifs et qui aiment leur terrain.
Lorsque vous allez faire la tournée des clubs de la région n’oubliez pas cette endroit vous ne le regretterez pas.