«Il y a quelques années, c'était bien ordinaire de jouer ici. Mais depuis que des golfeurs ont pris le club en main, ce n'est plus pareil. Le terrain s'améliore année après année. On reprend plaisir au point où on joue à tous les jours.»

Chantal Petitcler et son compagnon Daniel Lebel jouent seulement une fois par jour le parcours du Golf Nominingue mais ils le font 7 jours sur 7. C'est sur ce ton amusé que le préposé au départ me présente mes partenaires de jeu alors qu'on s'apprête à fouler les allées de ce club qui est en pleine relance.
Situé à une cinquantaine de kilomètres passé Tremblant, l'hôtel et le golf Nominingue ont changé de mains il y a trois ans. Les nouveaux propriétaires sont des connaisseurs de golf, deux ont même leur carte de pro. Le nouveau surintendant, Jocelyn Proulx, maniaque lui aussi de ce sport, est pour sa part le champion du club. Enfin, le directeur général, Patrice Noury, est lui aussi professionnel de golf.
Ainsi, quand des golfeurs gèrent une entreprise de golf, pas surprenant que les commentaires au sujet de leur terrain soient élogieux.

«Il y a un mot d'ordre, mentionne M. Noury, et c'est celui voulant que les profits soient investis dans l'entreprise. C'est ainsi qu'à chaque année nous avons des projets d'amélioration. C'est sûr qu'on ne peut pas tout faire en un seul coup, alors on y va par étapes. On est allé au plus pressant, on a rénové la partie hôtel et restaurant et on s'est beaucoup attaqué aux conditions de jeu sur le terrain. Nous avons encore des projets pour les prochaines années et là, je pense à une nouvelle terrasse au resto, une terrasse plus conviviale.»
Daniel, notre partenaire de jeu, connaît le terrain par cœur, ayant été du groupe des premiers
investisseurs il y a un peu plus de 50 ans. Il a vu grandir ce parcours, il a vu les changements, bons et mauvais, au fil des ans, mais n'hésite pas à dire que la relance actuelle arrive haut dans son évaluation. Il donne alors l'exemple du 15e trou.
«Devant le vert, raconte-t-il, il y avait un énorme monticule sableux. Aucune herbe n'y poussait. Pour les nouveaux propriétaires, des golfeurs aguerris, c'était impensable, ça ne pouvait rester comme ça. Depuis leur arrivée, le monticule a été aplani et l'herbe repousse.»

Autre signe que la relance porte fruit: un fort achalandage qui ne démord pas depuis 3 ans.
«Je dirais qu'à partir de juin jusqu'à fin septembre, précise M. Noury, le taux d'occupation dans notre hôtel de 19 chambres est de plus de 90%!»
Il faut dire que les forfaits nuitée-golf-repas sont des plus abordables. En plus d'attirer de nouveaux clients, ces bons prix en fidélisent plusieurs qui réservent même pour l'année suivante lors de leur départ.
«Nous voulons restés accessibles, attrayants», ajoute Patrice Noury qui souligne également la venue toujours plus nombreuses de cyclistes empruntant le parcours du Petit Train du Nord.
«De plus, l'hiver nous comptons sur une belle affluence de motoneigistes. Et nous avons installé des simulateurs de golf qui sont très populaires. On opère à l'année!»
Mais parlons golf, parlons terrain de golf.
D'abord, la tranquillité des lieux. Tout est paisible même si le secteur, avec la présence du beau grand lac Nominingue, en est un de villégiature.
Donc on évolue dans le calme sur les allées de golf souvent bordées d'immenses pins. Et elles sont particulièrement planches. Il est donc facile et peu épuisant de marcher ce parcours où l'on ne croise ni colline ni vallon.
Ce n'est pas un parcours très long si ce n'est vers la fin où de longs et, surtout, étroits pars 4 exigent force et précision. Les trous sont très diversifiés. On ne s'ennuie pas. De beaux plans d'eau ajoutent au décor et à la difficulté. Sur certains par 5, justement en raison d'étangs qui s'allongent vers le centre de l'allée, il faut être précis au 2e coup.
Lors de notre passage, de récentes pluies ont fait en sorte que tout était d'un vert pur et puissant. C'était beau mais aussi quelque peu hasardeux, car des flaques apparaissaient à certains endroits et freinaient vite la balle.
«C'est un terrain très sableux, rappelle Chantal. Quand il pleut, c'est vert et on perd de la distance. À l'inverse, quand la sécheresse s'installe, les conditions sont toutes autres, la balle roule longuement dans l'allée.»
Signalons enfin le bel accueil. Il y règne une belle ambiance et les employés, peu importe si vous les croisez à la boutique, sur le terrain ou encore au resto, sont sympathiques et amicaux.









