Un moment de calme, de paix, de tranquillité…
Un moment pour entendre le vent qui sillonne à travers les branches de pins, d’érables, de saules ou de peupliers …
Un moment pour entendre le chant des oiseaux, des outardes, des criquets, ou du ruisseau que ma balle doit survoler…
Un moment de calme pour analyser le coups auxquels je fais face…
Un moment de calme pour entendre le son de mon bâton qui frappe la balle et gratte la pelouse…
Un moment de calme pour regarder et apprécier le décor…
Un moment de calme…
Un des plaisirs que le golf nous offre tous (indépendamment de la qualité de notre jeu), c’est une pause. Une pause de notre entourage qui bourdonne incessamment dans nos oreilles, qui nous parle constamment. Une pause du trafic, du bruit de la télévision et de la musique omniprésente.
Vous me direz: «À quelle place que tu joues toi? Moi je suis entouré de cris à droite et à gauche”.
Quand ce n’est pas les exclamations de joie, d’agonie ou de rire, ce sont des cris de “tu l’as frappée où”, à “elle est ici”, à “arrête, arrête, arrête”, à d’autres que je ne peux, par censure, écrire, mais dignes de curés professionnels. Le tout parsemé de quelques rares cris de “Birdie!”.
En effet, nos parcours semblent être de plus en plus embourbés de golfeurs/euses à voix bien portantes. Oui, moi-même je me suis fait prendre cette été à parler avec un ton enthousiaste avec mes partenaires de jeu, alors qu’à quelques verges de notre tertre, il y avait un autre tertre avec un autre groupe. Une membre du quatuor m’a signalé le volume un peu trop élevé de nos communications.
Je lui ai fait signe qu’elle avait 100% raison et me suis sincèrement excusé de cette entrave à une base de l’étiquette. Et une base de la nature même de notre jeu.
Ceci fut un bon rappel pour moi de ce que j’aime et apprécie du golf, soit l’opportunité de respirer le calme, de respirer la mélodie de la nature environnante, de respirer, rien de plus.
Oui nous voulons féliciter les bons coups de nos partenaires ou les piquer avec une bonne pointe pour taquiner leurs frustrations. Et oui, nous sommes sujets à l’exubérance des montagnes russes d’émotions que le jeu nous fait vivre, et oui nous pouvons facilement nous emporter. Nous sommes tous humains quoi!
Mais comprenez que personne n’est là pour vous regarder jouer, personne n’a payé pour vous suivre et apprécier vos coups, et crier “Bababouie”, ou “You da man” après avoir touché la balle. Personne n’est là non plus pour crier vos souffrances lorsque vous rimez la cup sur votre putt.
L’appréciation, ou la déception, du coup peut facilement se faire par un regard, une expression, ou lors de votre marche ensemble entre les coups. Ou en rappel au 19e trou avec une bonne broue froide. A-t-on besoin de notre entourage ou de notre gang pour flatter ou compatir avec exubérance ce que l’on vient de vivre sur un coup de golf? Le plaisir et la satisfaction, ainsi que la déception et la torture, nous appartiennent.
Oui, il y a un partage mutuel de nos émotions résultant des expériences communes et du désir de sympathiser avec nos amis ou avec nos partenaires avec qui nous venons tout juste d’être jumelés. Mais ce partage, doit-il être crié? Pourtant une des valeurs que le golf nous transmet, une des plus importantes que l’on tente d’inculquer à nos juniors, tant pour l’étiquette que pour leur performance (un détriment ou un atout à celle-ci), est la gestion de nos émotions.
La musique sur le parcours
Voilà qui m’amène au nouveau phénomène de l’accès à la musique sur le terrain. Les hauts parleurs apposés sur les carts électriques, vos trois-roues, ou même votre sac. Ceci m’apparait très mal placé en accord avec la nature du jeu.
Je donne tout le pouvoir à ceux et celles qui désirent entendre les Valkyries de Wagner, le “I Can’t Get No Satisfaction” des Stones, et bien d'autres comme ceux des Red Hot Chilli Peppers à Snoop Dog en passant par Metallica, Garth Brooks ou Éric Lapointe lors de leur partie de golf, voulant vivre une expérience ajoutée avec, toutefois, les écouteurs dans leurs oreilles (Dieu sait que cette technologie est accessible à tous…).
Oui, on peut me répliquer qu’avec le respect du volume il ne devrait pas y avoir de problème. Les mots clés ici: »respect et devrait » retiennent notre attention.
Le respect, une des valeurs premières du golf, demeure présentement un point troublant dans notre jeu. Et pour le devrait, on devrait bien des choses mais… Le vent et l’écho emportent les sons. Notre conscience de notre environnement n’est pas toujours au rendez-vous et je ne veux pas me fier au jugement de Pierre, Jean, Jacques, ou Jacqueline sur la portée du son.![]()
Les seuls sons que je désire entendre sur le terrain de golf sont ceux du vent, des oiseaux et des criquets, de la pluie et de l'eau qui coule dans le ruisseau Et je n’ai aucune objection et, même, j'encourage les cris de ‘trou d’un coup!’. Même si cela me fait manquer un coup.
Nous ne sommes pas seuls sur le terrain. Est-ce la loi du nombrilisme? Ou celle du «j’ai payé, j’ai droit de faire ce que je veux» ou y a t-il un ‘mode’ de conduite, de comportement inspiré par le jeu?
Pour les directeurs généraux de club, je pose la question: est-ce que la présence des hauts parleurs vous fera gagner un nombre intéressant de clients? Est-ce que le rejet des hauts parleurs vous fera perdre un nombre important de clients?
Je crois qu’une expérience agréable passe par la qualité de l’accueil du personnel, la qualité du terrain, la qualité des partenaires de jeu qui respectent et adoptent les mêmes valeurs du jeu, la qualité de notre jeu et le prix de la consommation et des chips maison au 19e.
Vous pouvez me répondre que les mises en garde et recommandations de volume et de ‘respect’ seront faites, mais celles-ci ont déjà été faites pour les divots, marques de balles sur les verts, fausses de sable et temps de jeu, et le résultat… on le connaît tous!
Je crois qu’une des nombreuses raisons pour lesquelles le golf nous attire est ce que nous offre la nature. Alors pour l’intégrité de la nature du jeu, le seul bourdonnement que je désire entendre sur le terrain est celui de l’abeille près des fleurs sauvages sur le bord de l’allée.
Charles Marchildon est pro au Centre de Golf Lanaudière








DANIEL TÉTREAULT
Effectivement c’est un véritable fléau… Mais n’est-ce pas le reflet de toute la nouvelle société… J’aime bien ton expression du » Est-ce la loi du nombrilisme? » Ou je que je qualifie du JE, ME, MOI… Sur la route c’est la même routine qui s’installe de plus en plus… Dans les magasins la même chose, à l’épicerie avec leur panier, ils sortent des allées et c’est de ta faute s’il te rente dedans… On pouurrait en parler très longuement…
Cécile Vadnais
Je suis en désaccord avec la musique sur un terrain de golf .
On peut entendre les oiseaux,de temps à autres des cris de joie pour un birdie,ça c’est pas dérangeant.
Jeffrey Trick
Je suis totalement d’accord avec toi. Mais temps et aussi longtemps que les clubs tolèrent ce comportement, que peut-on faire? C’est à eux de prendre les décisions.
La seule chose que je déplore de la part de dame nature: ce sont les «mouches à chevreuils» qui sont en pleines actions ces jours-ci. Mais que voulez-vous, comme mon chum dirait. Bonne fin de saison, même à ceux qui ne peuvent pas se passer de la musique sur le terrain.
François Pinard
C’est tout simplement inacceptable , un manque de civisme flagrant et un manque de respect pour les autres joueurs !
C’est au club de les interdire au plus vite …
Murray Henley
Et que dire de l’habitude que de plus en plus de gens ont pris de parler au téléphone en mode haut-parleur?
Votre placotage ne m’intéresse pas et me dérange…
Daniel Lussier
cela est véridique,aujourd,hui avec la nouvelle génération,c,est moi ,moi et encore moi,ils se fouttes des autres bein raide,quel beau sport le golf l,endroit idéal pour relaxer meme si parfois ca vas mal,tu te reprend au prochain coup ou bien la prochaine game,je suis une personne qui n,as pas un score a se petté les bretelles mais juste le fait d,admiré le paysage et entre les oiseaux,c,est un évasion total.BONNE JOURNÉE.