L'endroit demeure unique. À l'heure où, en général, les golfeurs quittent le terrain, là, c'est souvent l'inverse, ils affluent.
«Vers 18h, 18h30, il y a comme une vague qui arrive, les gens veulent jouer notre 9 trous éclairés. Et ça va jusqu'à tard en soirée», précise Stéphane Maltais, l'un des nouveaux propriétaires du club le Ricochet, à Saguenay, propriétaires qui en sont à leur deuxième année d'opération après avoir acquis le club fin 2024.
Vraiment, ce club a un cachet particulier bien à lui. Tout le monde peut en profiter: la relève s'y forme avec les deux types de parcours et l'immense champ de pratique, les familles s'y amusent avec le 9 trous à normale 27 et le mini-putt, et les golfeurs de bon niveau trouvent leur compte sur le 9 trous de type championship.

«C'est très diversifié comme offre, souligne M. Maltais. J'aime bien l'ambiance familiale qui règne ici.»
Lors d'un récent passage dans la région, nous avons renoué avec le parcours à normale 36. Dans nos souvenirs, cela n'avait pas été facile de maîtriser ce terrain plein de pièges. et ce fut encore le cas.
On commence pourtant avec des trous disons assez faciles, une courte normale 5 suivi d'un par 4 pas très long mais dont le vert est bien protégé par un plan d'eau. Mais, peu à peu, les trous s'étirent, les dénivellations compliquent les choix de bâtons, bref, ça se corse.

Puis les trous 5 et 6 se pointent et exigent à la fois puissance et précision. Petit répit au 7e trou, une courte normale 3 reposante après les deux trous précédents qui nous ont fait suer. Sauf que…
Sauf que le huitième trou arrive. Un par 4 pas vraiment long mais étroit comme un Détroit d'Ormuz gardé par des navires de guerres iraniens et américains. De plus, la position des départs bleus fait en sorte que le coup de départ se doit d'être parfait, bien placé là où se rétrécit l'allée et l'accès au vert. Un bon, un très bon défi.
Enfin, le neuvième… Un par 4 de près de 400 verges coudé vers la gauche. Encore là, puissance et précision sont de mise. Avec un étang sur la droite du vert, il ne faut pas échapper son long deuxième coup.
En fait, ce n'est pas un parcours facile mais ce n'est pas un monstre. Nos compagnons de jeu, des habitués, savaient placer leurs coups en fonction des difficultés du terrain.
Le parcours est très accidenté et offre de très beaux panoramas.
Nous sommes repartis avec une très belle impression et, en quittant, qui croise-t-on? Une petite famille toute enjouée d'aller frapper des balles.








