Les Jeux Olympiques de Paris ont permis à plusieurs athlètes de démontrer tout leur talent. Et on a pu constater que le Québec produit des athlètes d'élite dans divers sports. De là est née la question suivante: à quand un Québécois sur le PGA Tour?
Difficile de trouver un comparable pour le sport du golf. Le tennis s'en approche à bien des niveaux. Sport individuel pratiqué partout sur la planète. Et un circuit (ATP) regroupant les meilleurs athlètes de ce sport.
Félix Auger-Aliassime fait partie de l'élite de son sport. Un athlète exceptionnel qui a grandi à Québec et qui réussit à évoluer sur le meilleur circuit au monde. Bien sûr, Félix poursuit sa carrière en étant établi à Monaco, mais ses bases et son développement se sont faits ici au Québec.
Quelques autres Québécois ont évolué sur ce circuit au fil du temps. Les Réjean Génois, Richard Legendre, Sébastien Lareau et quelques autres ont atteint les sommets de leur sport un temps soit peu. Suivent dans le rang, Gabriel Diallo et Alexis Galarneau, entre autres.
Donc à quand un Québécois sur le PGA Tour?
Le développement des jeunes golfeurs et golfeuses ne cesse de s'améliorer au Québec. En bas âge il est possible d'être bien
entouré pour progresser comme joueur de golf. Ensuite, nos meilleurs athlètes golfeurs poursuivent leur ascension dans les rangs universitaires. Les réseaux québécois et canadien progressent et quelques athlètes obtiennent des bourses aux États-Unis.
Évidemment on ne peut pas jouer au golf à l'année au Québec, contrairement au tennis qui peut compter sur un Centre national d'entraînement à Montréal. Un endroit moderne qui permet le développement des joueurs à l'année longue! Voilà ici une différence énorme entre le golf et le tennis.
Parce qu'en tout respect avec les centres de golf intérieur, ce n'est pas en frappant dans un filet ou une toile que l'on devient un golfeur professionnel du PGA Tour.
Il faut donc s'expatrier dans les pays chauds la moitié de l'année ou presque pour continuer à progresser et tenter d'atteindre les plus hauts sommets.
Si vous jetez un coup d’œil sur les différents tournois amateurs d'envergure au Québec, vous constatez que le talent foisonne chez nos jeunes golfeurs. Ce sont eux qui remportent les plus prestigieux tournois et, à l'occasion, avec des pointages impressionnants. À titre d'exemple, Alexandre Mercier a remporté cette année le Championnat provincial amateur au club Milby par la marque de moins 16!
Mais des excellents golfeurs sur la planète, il y en a des milliers. Réussir à se tailler une place parmi cette élite demande de la résilience, du talent, de la constance et, peut-être, un peu de chance…
Le Québécois qui se rapproche le plus du PGA Tour présentement est Étienne Papineau. Celui que l'on surnomme Papi évolue dans l'antichambre du PGA Tour, soit le Korn Ferry Tour. Dans la nouvelle structure du Tour, les 30 premiers au classement du Korn Ferry Tour à la fin de la saison obtiennent leur carte pour le PGA Tour.
À ce jour, Papineau occupe le 65e rang au classement. Il reste 4 tournois à la saison. Jusqu'ici Papi a accumulé des bourses d'un peu plus de 117 000$ cette saison. Il a pris part à 20 tournois, 14 fois il a réussi à faire la coupure. Son meilleur résultat est une 8e position réussie au mois de février dernier.
Et, tenez vous bien, en compétition jusqu'ici cette saison il a joué 36 rondes sous les 70!! Sa moyenne de distance sur ses coups de départ avoisine les 300 verges . C'est peut être au niveau des coups roulés qu'il pourrait aller chercher quelques coups ( moyenne de 31 par ronde).
Il reste que ce sont des chiffres impressionnants et malgré ça, Papi devra batailler jusqu'à la fin de la saison pour espérer conserver sa carte régulière du Korn Ferry Tour. Les 75 premiers au classement conservent ce droit.
L'argent devient rapidement un facteur important. Évoluer sur les meilleurs circuits professionnels en Amérique du Nord exige un certain montant d'argent. Les joueurs ne sont pas assurés d'une bourse lorsqu'ils participent à un tournoi et si bourse il y a, dépendant du rang, on arrive à peine à payer les dépenses.
Le golf québécois n'a jamais été en aussi bonne santé en ce qui concerne le talent de nos jeunes joueurs et joueuses. Accéder au PGA Tour est extrêmement difficile mais j'ai confiance que ce jour s'en vient plus tôt que tard.
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Bonne semaine!







Luc Dumais
Je rêve du jour où un des nôtres accédera â la PGA et tout comme vous, je crois qu’Étienne Papineau y parviendra.
Le site Web du Korn Ferry Tour nous donne le coup par coup de chaque golfeur et j’ai toujours hâte d’y voir la distance et le résultat des frappes de Papi.
À maintes reprises, il a terminé avec une série d’oiselets afin de se qualifier pour les rondes de fin de semaine, ce qui laisse présager une attitude gagnante. De plus, il se relève souvent suite à quelques bogeys.
Avec cette force mentale qu’il semble posséder et une 2e année dans l’antichambre de la PGA, Papi rendra fier bien des québécois.es en 2026.