Mirabel – Dans la couronne nord de Montréal, quelques clubs de golf ont connu pendant le dernier hiver un épisode de pluie ayant eu des répercussions sur le terrain lorsque le printemps s'est installé. Un gazon très affecté rendait les conditions de jeu plutôt ordinaires.
Ce fut le cas au club Le Diamant à Mirabel mais l'affreux mois de mai que l'on a connu au Québec a, malgré tout, amené une petite touche de positif.
«C'est sûr que ce ne fut pas un mois de mai très rentable en raison du mauvais temps sauf que, pendant cette période, le terrain a repris du mieux. Il est maintenant en bon état. Nous avons, d'une certaine manière, été chanceux dans notre malchance», lance le directeur général du club, M. Martin Crochetière.

Ces propos, M. Crochetière les a émis lors d'une brève rencontre il y a quelques semaines. C'était lors d'un petit entretien juste avant notre partie alors que nous nous apprêtions à fouler les allées du Diamant pour la toute première fois.
Le directeur était alors accompagné de M. Jean-Sébastien Beaulne qui, en compagnie de son père Sylvain, assure la gestion générale du club de golf.
Pour la petite histoire, rappelons que le Diamant, conçu par le renommé architecte de golf Howard Watson, a été créé en 1960. Il portait alors le nom de Green Valley.
En 2006, il changeait de nom pour Le Diamant lorsqu'un groupe d'entrepreneurs privés en a fait l'acquisition. L'actuel propriétaire, la famille Sochaczevski, a d'abord confié la gestion du club au Groupe Beaudet (pour qui le dg actuel Martin Crochetière a déjà travaillé) avant de la mettre entre les mains de MM Beaulne, eux qui ont déjà géré le club Golf Lac Carling avant de devenir propriétaires du club Le Champêtre.
Ayant vendu il y a quelques années le Champêtre, Sylvain et Jean-Sébastien Beaulne consacrent maintenant tout leur temps au Diamant.

«Habituellement, soutient Jean-Sébastien Beaulne, les gens, quand ils découvrent le Diamant, ils tombent vite en amour avec ce terrain. Nous avons souvent de très bons commentaires de la part des visiteurs.»
Dix-huit trous plus tard, effectivement, nous avons aimé nous élancer sur ce parcours. Pas nécessairement un coup de foudre mais, quand même, on s'est régalé. Surtout, comme l'avait mentionné le directeur Martin Crochetière, que les conditions de jeu étaient très bonnes. Certes, lors de notre passage, il y avait encore à certains endroits des marques minimes d'un hiver douloureux mais rien d'exceptionnel, c'était plutôt discret et cela n'a en aucun moment gâché le plaisir.
«En général, de dire M. Crochetière, le parcours en est un très amical. La disposition des jalons pour les tertres de départs fait en sorte que, peu importe le niveau de jeu, chacun et chacune peuvent apprécier l'expérience. Je dirais que la principale difficulté se trouve du côté des verts. Ils sont petits et ondulés tout en ayant une bonne vitesse de roulement.»
Ce fut justement ce que l'on a retenu après notre partie. Il fallait vraiment être attentif aux positions de drapeaux et, dans la mesure de nos capacités, viser là où l'on pourrait limiter les dégâts en matière de coups roulés.
Ces petits verts, toutefois, ne représentent pas une contrainte, ils ajoutent seulement au défi. Et le parcours en général plaît.
Dès le premier trou (photo en manchette), on a une bonne idée de ce qui nous attend: des allées juste assez larges, bien entretenues et délimitées par de beaux et majestueux arbres.
On nous avait prévenu qu'en raison de l'invasion d'agriles du frêne, qui a fait des ravages dans les boisés canadiens ces dernières années, il a fallu en abattre plusieurs. Sauf que ce n'est pas nécessairement quelque chose de dérangeant, ça donne même une belle impression de dégagement.
On a aussi retenu, à la suite de cette première expérience au Diamant, la beauté des trous à normale 3. Ils ont tous un petit quelque chose de charmant (design particulier, plan d'eau bien disposé…) faisant en sorte qu'ils retiennent l'attention et qu'on prenne parfois le temps de sortir la caméra.
En somme, il s'agit d'un parcours d'une beauté sobre, rien d'extravagant, juste l'élégance d'un layout bien fait, bien pensé, très amical – on le rappelle – et qui donne le goût de rejouer. Et pour le rejouer, on ne se ruine pas.
«À 68$, précise Jean-Sébastien Beaulne, je suis à l'aise pour dire que nous avons l'un des meilleurs rapports qualité/prix de la région.»
Le club Le Diamant compte 350 membres.







