«C'est vraiment particulier… Au fil de rencontres ou encore d'échanges imprévus, de discussions spontanées, les opportunités se présentaient. Ce fut comme si je suivais les vents du moment. Je suis donc allé là où ils me poussaient.»
Pendant l'entretien, Pascal Simard y va de cette réflexion sur un ton amusé. Il venait de raconter son cheminement professionnel, celui qui l'a mené jusqu'au Club de golf Godefroy, là où il agit comme directeur général.
D'ailleurs, c'est dans ce contexte qu'a évolué l'entrevue car nous cherchions à en savoir davantage sur ce pro de golf qui, absent du Québec pendant de nombreuses années, prenait en 2025 les rênes du club Godefroy situé près de Trois-Rivières.
Dans l'univers des professionnels de golf, plusieurs facettes du métier se présentent. Si certains choisissent la stabilité au sein d'un même club, y restant actif de nombreuses années, d'autres vont voir ailleurs et ce ailleurs, il peut être loin, très loin. Comme dans le cas de Pascal Simard.
Natif d'Alma, il a débuté dans le golf au défunt club Birchdale, le terrain qui allait se relocaliser dans les années 70 à St-Gédéon et ainsi devenir le Club Lac-St-Jean. Puis vint le jour où une opportunité d'aller enseigner le golf dans les complexes du Club Med en Afrique et en Europe se pointe.
«C'était au début des années 90, précise Pascal Simard. Je me suis retrouvé dans des pays comme le Maroc, le Sénégal, la Belgique, l'Espagne et d'autres en Europe de l'Est comme la Bulgarie.
«Quand je suis parti en 1991, je n’avais pas encore mes cartes de pro. J'ai passé 5 années comme responsable golf et directeur au golf les Dunes, à Agadir, puis je suis parti en Belgique en 1996. J’ai passé mes cartes de pro à ce moment, à la PGA Belgique et la PGA Anglaise.»
Il s'est donc aussi retrouvé dans un pays de l'Est comme la Bulgarie…
La Bulgarie! Quand on dresse une liste de destinations golf, il nous semble que la Bulgarie arrive loin en bas et même, n'y apparaît carrément pas. Et pourtant…
«Pourtant, la Bulgarie est un endroit magnifique pour le golf, assure M. Simard. On y retrouve de prestigieux parcours portant la signature de grands du golf comme Gary Player. Plusieurs sont sur les rives de la Mer Noire et sont de toute beauté.»
Quand la quarantaine s'installe, le goût de rentrer au pays se manifeste. Et encore là, Pascal Simard se laisse porter par le vent du moment et rentre au Québec où il travaillera comme directeur général dans quelques clubs comme Lac-St-Joseph et Saguenay-Arvida.
«Je me suis impliqué au sein de l'association des clubs de golf , rappelle-t-il, et c'est ainsi que j'ai côtoyé Michel Lafrenière qui en était, à l'époque, le directeur général. Cette relation avec Michel allait, bien des années plus tard, me mener vers une autre opportunité.»
Car, une pause du golf allait suivre. De 2015 à 2024, son épouse et lui se retrouvent à Baie St-Paul où ils exploitent un hôtel-motel. À l'issue de cette aventure, le goût de revenir dans le golf réapparaît.
«J'ai alors revu Michel Lafrenière à ce moment-là, précise-t-il, qui me laisse entendre que le poste de dg au Godefroy serait bientôt affiché. J'ai donc appliqué et suis rentré en fonction en 2025.»
Terrain accessible
Au bout d'un an à ce poste, Pascal Simard n'hésite pas à dire qu'il se plaît beaucoup au Godefroy.
«Il s'agit d'un club avec un bon fond, un bon membership et un bon conseil d'administration, souligne-t-il. En 2025, nous avons connu un achalandage record. Le terrain est bien situé, c'est central et facile d'accès, alors il est très populaire.»
Dès sa première année à la direction du club, Pascal Simard a participé à la mise en place d'un plan stratégique ayant pour but d'améliorer le parcours et les services aux membres et visiteurs. Au cours de ces 12 mois, le club décroche même le Méritas de Club Coup de cœur de l'année.
«Notre plan stratégique s'étend sur 5 ans où différents travaux seront faits pour bonifier les conditions de jeu de même que nos installations, dit-il. Je pense aux travaux de drainage et à l'installation d'un système de pompes très efficaces. Et des acquisitions, comme le renouvellement de la flotte de voiturettes, figurent également dans notre plan stratégique.»
Avant de devenir directeur général du club Godefroy, il n'avait jamais joué les 18 trous du parcours situé sur la rive sud du St-Laurent, en face de Trois-Rivières, tout juste à la sortie du pont Laviolette.
«C'est un parcours très ouvert, mentionne M. Simard. On n'y perd guère de balles et il se joue en peu de temps, en 4 heures ou 4 heures 10, la partie est souvent terminée.
«La principale difficulté, ajoute-t-il, se situe au niveau du deuxième coup, quand il faut atteindre les verts. car ceux-ci sont plutôt petits et en forme de coupole, ce qui complique un peu le jeu. Néanmoins, ça demeure agréable d'y jouer.»










